jeudi 15 juillet 2010

jeudi 1/2: Quelques kilomètres de lignes droites ....

J'ai eu une mauvaise surprise au réveil ce jour là : une bestiole (restée inconnue encore à ce jour) a passée la nuit avec moi. Vous savez à quel point les petites bêtes adooooooorent me piquer, celle là n'a pas faillit à la règle : j'ai arrêté de compter après 50 boutons mais j'en ai encore trouvé d'autres ensuite ! Pendant deux jours j'ai donc tenté de m'arracher la peau des bras et des jambes. C'était super agréable, vous comprendrez que dans un tel cas, j'ai préféré la crème apaisante à l'appareil photo, la majorité des photos viennent donc de Po! (Merci Po!). Maintenant cela ne gratte plus donc je peux au moins vous raconter ce que l'on a fait.

On s'est levé de bon matin pour aller déjeuner dans une boulangerie recommandée par notre ami le routard. C'était bon mais cela ne faut pas une baguette française ou un pain au chocolat (je ne sais pas pourquoi je rêve de pain au chocolat en ce moment !). Après avoir nourrit la voiture, on est parti dans la montagne pour aller voir Devil's Postpile National Monument. On s'est d'abord arrêté à un point de vue qui domine toute cette vallée.


Ensuite on a pris une navette pour descendre tout en bas et découvrir les colonnes basaltiques (à force de voir du granite à Yosemite j'ai raconté des bêtises dimanche, désolé les gens !) qui sont à l'origine de la protection du parc. Le routard dit que ce sont les plus belles, les plus grandes et les plus régulières du monde, mais de temps en temps ils s'enflamment un peu, alors je ne mettrai pas ma main à couper. C'est comme les Painted Ladies : cela donne mieux sur les photos qu'en vrai. 
On ne les voit pas bien mais en haut devant les arbres du milieu il y a des gens (1 assis et 2 debout) pour que vous ayez une échelle. 
Quand cela penche
Et vue de dessus.
Ce phénomène géologique est du à un refroidissement très très lent du magma puis un polissage par un glacier. Si les colonnes nous ont déçues la vallée était magnifique.
Avec le chant des oiseaux en plus !

On a ensuite repris la navette pour remonter et reprendre notre route direction le sud et Los Angeles. Six heures de route... enfin de ligne droite !
Descente en ligne droite avant un petit virage et une interminable ligne droite de x kilomètres (x étant un nombre trop grand pour ma patience). Les gens circulant en sens inverse roulent de l'autre côté du terre plein, pour ne pas que l'on soit déconcentré... Le tout bien sûr limité à 65miles/h soit environ 105km/h, c'est lent, c'est lent. 

Heureusement on a traversé de jolis paysages. Il faut savoir que le côté est de la Sierra Nevada est beaucoup plus abrupte que l'ouest, en arrivant on a eu le droit à une montée tout en douceur (ou presque) à travers de collines mais la redescente à l'est a été beaucoup plus brutale. On est directement passé des montagnes à une vallée ressemblant fortement aux abords de Death Valley (pour ceux qui y sont allés) ce qui est normal puisque c'était juste de l'autre côté de la montage à l'est. La végétation était rase, les lacs asséchés et la température trop élevée (vive la clim !). Sur la carte les lacs asséchés sont indiqués normalement en bleu avec leur nom sauf qu'en dessous il y a un petit "dry" entre parenthèses. Je ne l'avais pas vu au début et je recherchais de l'eau pour remplir mon lac et savoir où j'étais ... L'eau était blanche de sel ! 
Les montagnes, des merveilles de géologie même pour moi qui n'aime pas particulièrement ça. (Cousin tu pourrais disserter des heures dessus, dommage qu'il n'y ait pas de télésiège !)
Le blanc à gauche c'est le lac, la ligne droite qui sert de route et la montagne. Bien sûr les poteaux électriques au cas où un animal sauvage voudrait retrouver son chemin pendant la nuit !

Je me suis fait une petite frayeur : les camions ont de temps en temps la même limitation de vitesse que les voitures, dans ce cas ils roulent. Imaginez vous au volant de notre toute toute petite voiture dans une descente avec quelques virages (l'exception qui confirme la règle) et derrière vous un énorme camion vert pâle tout moche qui roule plus vite que vous et qui n'a aucune envie de ralentir, bien entendu des voitures sont sur la file de gauche ... Je n'ai jamais autant attendu le panneau de limitation à 55 pour les trucks qu'au moment où je ne voyais plus que le radiateur dans mon rétroviseur arrière. Le pire c'est que j'étais déjà au dessus de la limitation et que je tenais à mon permis (j'y tiens toujours !). Bref je vous le répète les américains ne savent pas conduire. 
Enfin on est arrivée entière à destination.

2 commentaires:

  1. Les italiens et les tessinois conduisent aussi comme des pieds, tu es invitée ici même le vérifier :-D

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  2. Les orgues basaltiques, on a vu les mêmes ou presque l'an dernier en Islande à côté de Vik (c'est normal c'est là où le volcan a craché toutes ses cendres...) sauf que les nôtres, elles étaient au bord de la mer (atlantique).
    J'ai l'impression que les moustiques qui t'on adoptée aime des portions XXL à l'américaine....Et que tu es un met de choix slurppp!!!!!

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